se pa plenyen s lman mani bourik f 'n pale man

Camille Loty Malebranche - December 17 2007, 9:48 AM

SE PA PLENYEN S√ąLMAN MANI BOURIK, F√'N PALE MANI CHWAL!

(Contre la st√©rilit√© socio-√©conomique du noir ¬ę gran n√®g ¬Ľ ha√Įtien.)

Par Camille Loty Malebranche

Cet √©nonc√© vernaculaire dont j'ai fait le titre de cet entretien m'a √©t√© appris par un paysan, il signifie litt√©ralement qu'il ne faille pas m√©nager le cheval qui a le beau r√īle alors que l'on s'acharne sur le baudet qui, lui, vilain et coupable d√©sign√©, a bon dos pour tous les faix! Pas besoin d'aller loin, ni de dipl√īme universitaire pour constater qu'en Ha√Įti, il y a une autovictimisation th√©√Ętrale, tragicomique de la minorit√© des riches d'√©piderme fonc√© venus essentiellement de l'industrie politique.

Pour eux, le devoir civique est un pur n√©ant mais les droits politiques leur reviennent de leur essence noire en tant que vrais ha√Įtiens! Et si la politique consiste √† r√©duire l'espace qui s√©pare le r√™ve de la r√©alit√© collective en mettant l'utopie en route dans le r√©el collectif et public, pour nos surhommes caudaux de la politique, ces individus moyens, n√©gro-noiristes infatu√©s √† l'exc√®s, c'est l'occasion exclusive d'assouvir leur instinct, leur frustration de classe.

Ils se plaignent de ce que la minorité épidermique de teint clair soit méprisante à leur endroit et s'empare des richesses du pays! Mais ils oublient que la richesse de classe se produit.

Eux qui ne produisent rien, ils n'interrogent jamais leur immense privil√®ge et leur richesse mat√©rielle tir√©e de pr√©bendes, de d√©tournement de fonds sans nulle vell√©it√© d'investissement et de retour m√™me en termes de service de la moindre part des richesses acquises √† la soci√©t√©! Quasiment toutes les infrastructures industrielles et commerciales d'importance actives au pays, sont des propri√©t√©s de syro-libanais, de descendants d'europ√©ens, de mul√Ętres qui, eux - malgr√© tout ce qu'on peut tant√īt √† raison, par souci de justice sociale, tant√īt √† tort par jalousie et envie, leur reprocher - bravent l'instabilit√© politique chronique, les al√©as du march√©, pour investir leur argent et leur temps en Ha√Įti. Si j'√©voque ici l'√©piderme, c'est parce que ces riches noirs issus majoritairement de l'industrie politique ha√Įtienne, eux-m√™mes se sont d√©finis comme n√®gres noiristes depuis la ¬ę r√©volution ¬Ľ de 1946. Ces r√©volutionnaires de poche et ventre, obs√©d√©s pr√©cis√©ment par la couleur de la peau, se sont empar√©s de l'appareil d'√Čtat pour en faire un vrai bordel o√Ļ ils n'ont cesse d'assouvir leur h√©donisme d√©brid√©, leur mis√©rable instinct de petits roi n√®gres, adoptant la posture d'opposants juges farouchement critiques de la bourgeoisie d'√©piderme clair, alors m√™me qu'ils sont au pouvoir et qu'ils ont, gr√Ęce √† la politique, accumul√© des fortunes suspectes ou illicites qu'ils expatrient dans la perspective de leur avenir de probables fuyards apr√®s leur pillage de l'√Čtat. Comme une horde barbare inf√Ęme, les premiers ennemis d'Ha√Įti, sont ces individus sybarites hyperindividualistes qui traitent le pays comme leur bien priv√© et le r√©duisent √† son √©tat de pauvret√© extr√™me, d'arri√©ration, d'arbitraire, de dysfonctionnement voire d'abjection et de g√™ne des 50 derni√®res ann√©es.

Pourquoi avec tous nos n√®gres noiristes riches et puissants dont les fortunes acquises au d√©triment des finances publiques n'ont jamais √©t√© gel√©es par l'√Čtat ha√Įtien, oui, pourquoi d'Estim√© √† Aristide, il n'existe pas v√©ritablement une classe des affaires d'√©piderme noir?

C'est en effet, une mentalité misérabiliste, néotribaliste de sous-développés et de complexés coloristes qui prévaut.

L'obsession d'un type de femmes √† consommer comme un signe de promotion sociale, la mollesse dans la consommation de villas et de voitures de luxe et le refus de rien risquer pour aider le pays qui les a enrichis, fait de nos gran n√®g de v√©ritables esclaves masquant leur servitude mentale par leur ostentation arrogante et grossi√®re parce que st√©rile de la richesse, le m√©pris crapuleux de leur classe d'origine et leur d√©marche ais√©e d'accusateurs √† la fois vils et faciles de ceux qui investissent et prennent des risques, qu'ils pointent comme responsables de tous les maux. Serait-il vrai que l'esclavagisme ayant r√©ifi√© l'√Ęme et estamp√© l'esprit de certains esclaves, les incapables de transcendance parmi eux, lorsqu'ils se r√©voltent, ce n'est point par amour de la libert√© mais pour √©tablir leur propre r√®gne esclavagiste o√Ļ ils remplacent le ma√ģtre vaincu par leur pouvoir infernal et tyrannique sur leurs cong√©n√®res, ceux avec qui ils ont mont√© la r√©volte et aux noms de qui ils pr√©tendaient se lib√©rer

INJUSTICIABILIT√Č ¬Ľ IMMUNIT√Č DE FAIT DES CHWALS.

La dignit√© de personne humaine, d'une part; la verticalit√© intellectuelle, de l'autre; me portent irr√©pressiblement √† travers ce bref regard, √† effectuer le survol de cette criante insanit√© du comportement social de nos gran n√®g et leur lourde culpabilit√© dans la condition de d√©g√©n√©r√©e que vit l'Ha√Įti d'aujourd'hui. Platement tourn√©s vers le plaisir facile, ici le principe freudien de r√©alit√© qui prime dans le temps celui du plaisir, est totalement proscrit dans un univers invers√© et absurde, d√©fiant toute logique sociale normale et tout sens civil √©l√©mentaire.

Nos puissants de la politique des 50 dernières années sont dans leur écrasante majorité de vulgaires individus-état, à l'ego intumescent, sans conscience civique, sans aucune sensibilité humano-citoyenne, tournés monstrueusement et brutalement vers la monopolisation et la jouissance personnelle privée des biens publics sans égard pour le pays et la nation qu'ils évoquent crapuleusement par intérêt électoraliste et par manière de manipulation de l'opinion publique.

D'ailleurs, d√®s leur acc√®s au pouvoir, se sachant goulus du bien public √† g√©rer, ils pr√©parent leur exil dor√© par des comptes en banques √©trang√®res ouverts souvent avec des pr√™te-noms, pour ensuite comme cet ex ministre ha√Įtien du Canada, aller clamer leur r√©ussite p√©cuniaire dans les caf√©s des villes du Nord. L'impunit√© de cette sorte de f√©lonie, cette apatridie r√©voltante de ceux qui ont tout re√ßu du pays, est pire que l'injustice, c'est de l'abomination antiha√Įtienne, du crime contre l'humanit√©! Il est ind√©cent que dans un pays, ce soit une petite minorit√© de teint clair ou basan√© que l'on accuse indolemment de n'√™tre pas authentiquement ha√Įtienne, qui se soucie d'implanter toutes les structures d'ing√©nierie, de presse, de banques, de commerce, de technologie qui font fonctionner ne serait-ce que passablement une relative ¬ę modernit√© ¬Ľ en Ha√Įti! Les noms sont l√† pour en t√©moigner...

On peut √™tre, et c'est un devoir, contre le manque de progressisme socio-humain de nos bourgeois, mais peut-on imaginer ce que serait la presse ha√Įtienne sans le Nouvelliste de Chauvet, sans le Matin de Magloire actuellement sous la direction de Boulos, et ce Boulos, lui, malgr√© les failles professionnelles de son activit√© pharmaceutique avec tous les empoisonnements accidentels ou n√©gligents d'enfants qui l'ont √©branl√©, n'est-il pas le seul √† oser une institution d'envergure dans ce domaine pourtant essentiel pour un pays?

Que serait le pays sans l'aciérie de Bigio?

Dans le domaine des m√©dias √©lectroniques, la radiophonie commerciale a √©t√© modernis√©e par Widmayer avec M√©tropole, l'imprimerie ha√Įtienne moderne serait une fiction sans Deschamps, sans Malval, l'ing√©nierie routi√®re sans Vorbe n'est pas industriellement repr√©sent√©e...

Et il n'y a pas d'huilerie sans Brandt, d'industrie vestimentaire sans Acra...

Je ne citerai en vrac que ces quelques-uns mais partout dans les domaines essentiels et indispensables √† un minimum de modernit√© au pays, ce sont les exclus d'un autre genre, ceux que l'on dit non ha√Įtiens √† cause de leur √©piderme clair, qui font marcher la machine nationale.

Si rares sont ceux parmi les riches d'√©piderme noir, √† investir dans des activit√©s industrielles ou commerciales porteuses de ce minimum de modernit√© susdite! Oui - et ce qui me lisent savent combien je suis implacable l√†-dessus - il faut que l'√Čtat ha√Įtien enfin progressiste et responsable force nos bourgeois √† √™tre de simples justiciables c'est-√†-dire √† obtemp√©rer √† la loi, √† respecter le fisc, √† traiter humainement leurs employ√©s, il faut que la loi p√©nale s√©visse indistinctement contre tout contrevenant aux lois. Mais si l'on peut ainsi mettre ces gens sous la loi, il ne faut pas oublier que c'est parce qu'ils existent au moins pour le pays, eux, les ¬ę bouriks ¬Ľ que l'on charge de toutes les critiques! Mais notre question ici, est: o√Ļ sont les autres, ces ¬ę chwals ¬Ľ √† la partie si belle, qui ont eu la part du lion, inexistants en tant qu'agents sociaux au pays et qui n'ont de leur inexistence civile, aucune charge, aucun devoir sinon que l'ind√©cente latitude de se pavaner avec l'argent des contribuables ha√Įtiens et l'usufruit du d√©tournement par eux de la manne de l' ¬ę aide √©trang√®re ¬Ľ √† Ha√Įti endett√©e sur le dos de toute la nation! N'est-ce pas injuste et insens√© qu'ils n'existent m√™me pas comme agents sociaux justiciables, eux, des profiteurs noiristes, voyous coloristes qui passent leur temps dans leurs villas, leurs voitures avec les putains de teint clair dans des quartiers hupp√©s de Floride, de Montr√©al, d'Europe ou de Santo-Domingo, dans la b√©n√©diction des banques de ces ¬ę pays amis ¬Ľ hypocrites, trop joyeux, en boulimiques qu'ils sont, pour reprendre l'argent des ha√Įtiens par criminels interpos√©s.

Vertical et partisan de la vérité, sans nul besoin d'aucune relation ou amitié de quiconque, libre penseur achevé, je crois néanmoins qu'il faille aujourd'hui sans complaisance, dénoncer les ignobles apatrides négro-noiristes au comportement criminel qui bénéficient d'un statut que j'appellerais d'injusticiabilité, immunité de fait, pire que la simple impunité que l'on peut corriger en émettant des mandats d'arrestation contre des bandits.

Apre mani bourik fò anfen nou mèyè pale mani chwal!

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

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Comments

Nelson Jean-phillipe says...

Mme, Vous prenez le risque d'etre "sacrifiee" par ceux-la dont les oreilles sont sensibles a tout son de... more »

Camille Loty Malebranche says...

Merci cher compatriote de votre reaction si intelligente.. NB. Je suis un Homme non une femme. A bientot, cordialement. more »

Jean-benito Mercier says...

C'est tres deshonorant d'insulter les "bloggers" concernant l'analyse de Mr.Malbranche.Si je comprends vous voulez... more »

N. Jean-phillipe says...

Mr Benito salut, Je n'ai jamais voulu dire"que la bassess vaut mieux que la grandeur spirirtuelle", ni deshonorer les... more »

Jean-benito Mercier says...

Je ne voudrais vraiment pas susciter une polemique de mauvais aloi, car je sais tres bien que vous et moi nous... more »

Ti Jan Danto says...

Ayayay! wmen kontan pou mwen we intelektiel kap batay. M'a jwenn yon ti san pou mwen bwe Kot mwen chita anba gro pie... more »

N. Jean-phillipe says...

Mr Malbranche, Mes sinceres excuses pour la confusion. Aurais-je la dexterilite d'un chirrugien, je n'arrivrais jamais... more »

Linda says...

First, this new site format is scary. Anyway, Why are all of you stressing the form or style of language used by a... more »

L Enfant D Un Bourik says...

Je n'etais pas ne en Haiti, mais mes parents sont des Haitiens. Je ne comprends pas comment une nation principalement... more »

Linda says...

Ti Jan Danto, when I read your post I always laugh so hard. Being able to talk about very serious issues in such a... more »