La Mission de l'ONU accuse de torture et de pendaison en Hati

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La Mission de l'ONU accusée de torture et de pendaison en Haïti.
Par Cyrus Sibert, Cap-Haïtien, Haïti.
Radio Souvenir FM, 106.1: souvenirfm at yahoo.

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Le Ré.Cit. (Réseau Citadelle): www.reseaucitadelle.blogspot.com

La découverte du corps de Gerald Jean Gilles, un jeune de 17 ans pendu à l'intérieur de la base FPU de la MINUSTAH au centre ville du Cap-Haitien est un coup dur pour l'image de la mission de l'ONU dans le Nord d'Haïti. Le communiqué publié en ce sens n'a aucun effet sur les rumeurs faisant état d'acte délibéré de torture.

Des jeunes des quartiers populaires ont ainsi organisé plusieurs activités de protestation contre la MINUSTAH.

Selon eux, Gerald a été accusé de vol d'un montant de 200 dollars Américains ; il aurait été torturé par des soldats népalais et ensuite rendu l'âme. Des personnes qui travaillaient à l'Hôtel Roi Henri Christophe, au voisinage de la base népalaise de Cap-Haitien auraient entendu des cris d'une personne criant: « Vous êtes en train de m'étouffer ».

Des habitants de la ville du Cap-Haitien sont consternés par cette situation.

L'hypothèse scandée par les soldats népalais et autres membres de la MINUSTAH cadre mal avec les pratiques haïtiennes.

On voit mal un jeune démuni de 16 ans qui s'adonne à rendre service à des soldats étrangers en échange de nourriture ou de quelques sous se suicider parce qu'il est accusé de vol. Dans une note, la Commission Archidiocésaine Justice et Paix de Cap-Haitien dénonce les pratiques vétérotestamentaires consistant à des pendaisons, à des amputations de membres du corps humain que pratiquent des peuples venus d'Asie participant à la mission de stabilisation MINUSTA.

La note de la Commission Justice est signée par Père Nicolas Valcimond, sociologue de formation, professeur d'Université.

La MINSUTAH va devoir tirer au clair cette situation.

Des habitants de carénage disent avoir vu parfois de comportements déplacés de la part de quelques soldats.

Un témoin nous raconte avoir vu un soldat népalais torturer un jeune sur la place publique en écartant de toutes ses forces avec ses deux mains la mâchoire inférieure de la mâchoire supérieure au point de provoquer une déchirure au niveau de la bouche.

Il est clair que ces soldats venus de zone à tradition répressive de l'Asie ne sont pas des enfants de c"ur. L'hypothèse selon laquelle Gérald aurait trouvé la mort durant une séance de torture par simulation de noyade ou d'étouffement est plausible.

La MINUSTAH devrait prouver le contraire.

D'ailleurs en 2008, une unité de la FPU népalaise de Cap-Haitien a été accusée de tentative de viol sur une jeune femme qui rentrait chez elle tard dans la nuit dans le quartier Calvaire Sainte-Thérése. L'organisation féministe AFASDA était en charge du dossier.

Suite à la publication d'un article sur la situation, Réseau Citadelle a été contacté par la MINUSTAH qui avait donné la garantie de diligenter une enquête, de punir les coupables si nécessaire et de prévenir de tels comportements.

Dans ce contexte, le décès d'un jeune de 16 ans à l'intérieur de cette même base FPU népalaise ne peut que jeter la confusion dans les esprits.

La MINUSTAH ne saurait se confiner à un rapport d'autopsie qui d'ailleurs a été rejeté par la partie haïtienne.

Le week-end dernier, le Maire de la Ville Michel Saint-Croix a fustigé sur Télé Venus la mission, accusant les népalais de meurtre, vu que selon lui aucune vertèbre cervicale de la victime n'a été endommagée. L'avocat et un parent de la victime accusent l'ONU de garder le cadavre durant plusieurs heures dans une base à Port-au-Prince empêchant au médecin légiste de pratiquer l'autopsie avant soixante douze (72) heures ce qui entraine naturellement, selon eux, une altération des indices.

A RESEAU CITADELLE nous pensons que « pendaison » n'est pas synonyme de « suicide ».

Il n'est pas dans notre culture de nous suicider.

La MINUSTAH doit mener une enquête en profondeur en vue de déterminer les causes, les mobiles et les soldats népalais liés à ce décès. A un moment où l'on critique les soldats américains pour leurs méthodes de torture en Irak, nous n'allons pas permettre à l'ONU de cacher ce qui parait être une pratique de torture similaire à celles utilisées, par des services de renseignement comme la CIA, en violation des droits humains.

RESEAU CITADELLE (Le Ré.Cit), le 27 Aout 2010, 17 heures 10.

Haiti News, August 27 2010, 11:30 PM

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